Kilimandjaro – Day 5 – 4600m

Jeudi 8 août 2013
7h le réveil. Paulo vient nous réveiller comme à son habitude avec une tasse de café à la main. On se prépare à vivre 24h intense. 5h30 de marche pour rejoindre Barafu camp, puis une sieste avant de débuter l’ascension finale dans la nuit. Une bonne ambiance règne dans le camp. Le groupe est soudé. Nous sommes tous convaincus d’atteindre tous les huit le sommet.



Nous commençons cette première étape par un peu d’escalade. A 3900m ce n’est pas si facile. Pole pole nous arrivons au sommet. Il n’y a plus du tout de végétation. Des paysages lunaires foulés par les trekkeurs et porteurs.
Les jambes commencent à être lourdes au fil de de la matinée. Nous décidons de ne pas déjeuner en route afin d’avoir plus de temps avant l’ascension finale. Nous déjeunerons arrivés au camp.
D’ici là, chacun pioche dans ces petites réserves. Pour moi, abricots secs et amandes sans oublier deux barres de céréales.
Nous finissons donc cette matinée par une petite ascension bien raide et arrivons enfin à Barafu camp. Le point de départ de l’ascension finale.
Nous déjeunons donc et partons nous reposer. J’en profite pour faire une séance d’étirements.
18h, le réveil de la sieste est un peu dur. J’ai somnolé quelque peu mais le plus embêtant est la nausée qui vient contrarier mon estomac. Nous sommes à 4600m, c’est un des symptômes du mal des montagnes. Je ne m’inquiète pas plus que ça.
18H30 le diner est servi. Abeid vient nous faire le briefing de la nuit. Assis sur sa chaise au fond de la tente, il nous déroule la liste des précautions à prendre. Tout le monde l’écoute attentivement. Les cinq couches de vêtements, les gants, le bonnet. Son professionnalisme me rassure. Je comprends à ce moment là que quoiqu’il m’arrive là haut, il saura faire. J’ai entièrement confiance en lui. Posé, serein, il nous parle comme un coach sportif avant une épreuve. Il sait qu’on est capable, il nous demande de ne pas douter et nous pousse à réaliser notre légende personnelle comme il dit.
Malgré mes nausées, Abeid me demande de manger un peu de pâtes, puis il nous donne rendez vous à minuit pour le départ.
Le stress est monté d’un cran, je réalise que le moment tant attendu est arrivé. De retour dans la tente je cherche un peu de réconfort dans les messages et les photos en allumant mon iphone pour la première fois en 4 jours. Nous demandons nos bouillotes de fortune à Paulo, la nuit est froide à 4600.
19h extinction des feux mais peu de temps après les nausées deviennent plus prononcées et je finis par renvoyer le déjeuner et le diner de la journée. Plus que 4h avant le départ, je ne dois pas me déconcentrer. Je dois dormir un peu.

Barafu camp 4600m

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