New York en cage 1/2

Une télé perdue sous les pins de Porto-Vecchio, là, à demi consciente de vivre un morceau d’Histoire, je m’éveille. Derrière les commentaires d’un présentateur allemand, seules les images me parvenaient puis peu à peu parlaient d’elles même. Nous n’avons qu’une fois vingt ans dit on, les miens étaient ce 11 septembre 2001.

Sous un brouillard étouffant, New York sombre.

Durant les sept années qui suivirent les attentats, les médias n’ont eu de cesse d’exposer la répression menée contre l’Afghanistan puis l’Irak mais également de faire l’éloge de cette ville et de ses citoyens meurtris. Je ne compte le nombre de papiers et reportages sur les moyens et dispositifs mis en place par les Etats-Unis suivant les évènements du 11 septembre. Du déploiement de l’armée américaine, les passeports biométriques jusqu’à Guantanamo sont les preuves d’un pays en alerte. Le gouvernement Bush a fait de la sécurité nationale un plan de communication mondial, renforçant ainsi un sentiment d’inaccessibilité.

New York vacillant m’a marqué et ému aux larmes. Cette ville est comme devenue mienne depuis ce jour. L’envie de retrouver cette terre blessée redevenue sanctuaire de la liberté s’est naturellement imposée. C’est ainsi que, barricadé derrière un mur de verre, New York m’apparut.

Cette ville que l’on prêche comme Terre d’indépendance ; l’Emblème des uns, l’Ennemie des autres. Ce pays à l’identité si courtisée, n’a d’égal que son inaccessibilité. Une liberté complaisante et assumée, attrayante aux yeux du monde, qui s’est vue décriée.

Tous les regards tournés vers elle, «la cité de verre» s’est avérée bien vulnérable et s’est brusquement voilée. Panique, effroi, mobilisation, sept ans se sont écoulés. Sept années de réfection, de reconstruction, de répression.

Levé de rideau sur cette citadelle retrouvée.

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage

New York en cage